Le Mistralien interview : 

Anne Pfister de « Brouettes et Compagnie »

Brouettes et Compagnie est un collectif citoyen qui milite pour une amélioration du cadre de vie du quartier de la Belle de Mai à travers des actions et initiatives favorisant les rencontres entre habitants et le renforcement du lien social en partageant de bons moments aussi conviviaux que participatifs.

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Le Mistralien : Bonjour Anne, avant tout je te remercie d’avoir accepté de répondre à mes questions ! Pourrais-tu te présenter aux lecteurs du Mistralien et nous en dire plus sur ton parcours personnel ?

Anne Pfister : Bonjour, je m’appelle Anne Pfister et je vis avec mon compagnon et ma fille, dans le quartier de la Belle de mai depuis 15 ans. Je travaille au centre financier de La Banque Postale situé dans le troisième arrondissement. Avant mon entrée à La Poste, j’ai étudié aux Beaux Arts dans l’est de la France, puis travaillé plusieurs années dans l’animation socio-culturelle.

Quand je suis arrivée à la Belle de mai, ce quartier était déjà dans un état d’abandon et faute de ne pouvoir faire de comparaison avec « avant », je n’y ai vu que son potentiel. Etant de nature positive, j’y apprécie pleinement tous ses atouts : commerces et artisans de proximité, noyau villageois, convivialité et solidarité, dynamisme associatif, situation géographique stratégique…etc.

Le Mistralien : Explique nous, si tu veux bien, ce qu’est le collectif « Brouettes et Compagnie » ?

Anne Pfister : Le collectif « Brouettes et compagnie » est un groupe d’habitants se définissant comme « anarchiquement cohérents » ou encore « parasites vertueux ». Le collectif est ouvert à tous, librement, sans adhésion et avec un investissement choisi selon ses disponibilités, ses envies et son niveau d’enthousiasme.

Depuis 2008, Brouettes et Cie milite pour une amélioration du cadre de vie du quartier de la Belle de mai. Il privilégie et dynamise le lien social en tissant une toile de convivialité à travers des actions telles que le troc de livres, des aménagements d’espaces urbains, des balades à thèmes, des partages de recettes d’habitants et, plus généralement, des moments festifs et participatifs.

Ce qui nous réunit, c’est notre envie d’agir au lieu de subir, de construire au lieu de râler, de partager, de lutter, d’inventer pour notre quartier.

campagne belle navette

Le Mistralien : Raconte nous la création de « Brouettes et Compagnie ». Quand, comment et pourquoi avez vous eu l’idée de créer ce collectif ?

Anne Pfister : En 2007 et 2008, « Radio Grenouille » a proposé dans le cadre de son projet BLOG 2.013 à des habitants volontaires de la Belle de Mai de se réunir pour proposer une manière de raconter, de mettre en discussion et pourquoi pas d’agir au sein de leur quartier. Avec l’aide de l’association « En italiques », s’en est suivie une année passionnante de rencontres, de balades, d’écritures et d’expérimentations collectives, racontées par chacun sur le blog 3ème art. Puis, petit à petit, le groupe d’habitants s’est émancipé de cette proposition pour créer sa propre démarche militante avec la création du collectif « brouettes et compagnie ».

Le Mistralien : Concrètement au quotidien quels sont les évènements/actions/initiatives que réalise « Brouettes et Compagnie » ?

Anne Pfister : Nous sommes des bénévoles et nous ne percevons aucune subvention ; nous agissons donc en fonction de nos disponibilités et de nos moyens (dons, récup..) ; c’est pourquoi, nos actions ne sont pas quotidiennes mais plutôt au gré des propositions des membres du groupe. Par exemple, quelqu’un propose : « et si on organisait une rencontre avec tel auteur en résidence à la Friche et des habitants au sein du quartier ? » Si un nombre suffisant de « brouettes » sont enthousiastes, on se distribue les tâches en fonction des envies de chacun et on fonce. Si il n’y a pas assez de monde intéressé ou disponible, on laisse tomber ou on reporte…Une action s’épanouira en fonction du niveau d’enthousiasme collectif… Pour l’exemple cité plus haut, il nous faudra également tricoter des partenariats avec le tissu associatif du quartier, qui est très riche et accueille toujours nos initiatives de façon bienveillante.

En ce moment, nous sommes sur plusieurs projets ; un webdoc sur le quartier, des mini-clips vidéos sur un livre/un habitant, un palmier à palabres ambulant, participation aux « 24H de l’architecture » qui aura lieu à la friche en octobre 2014 (préparation de balades à thèmes), participation au webdoc « héros de Marseille »….

Le Mistralien : Justement à propos de vos initiatives, pourrais tu nous en dire plus sur les deux premières actions de « Brouettes et Compagnie » concernant les transports et l’accès à la lecture pour tous à la Belle de Mai ?

Anne Pfister : Pour ce qui est des actions autour du livre, il est très important de comprendre que notre démarche de mise en place d’un troc de livres dans le quartier, ne souhaite en aucun cas se substituer au devoir des pouvoirs public de faciliter l’accès à la lecture, mais bien de pointer cette carence. La Belle de Mai manque cruellement d’un accès direct à la lecture. En effet, le 3e arrondissement de Marseille, qui compte environ 45 000 habitants, ne dispose d’aucune bibliothèque municipale de proximité.

Echanger des livres dans les brouettes est bien une action revendicative avant tout. Nous constatons malheureusement constamment ce besoin criant, particulièrement pour les enfants et les jeunes, lors de nos déambulations en brouettes. Pour ce qui est du troc de livres, vous trouverez tous les renseignements dans notre blog : http://brouettesetcompagnie.wordpress.com.

public à la brouette

La campagne pour « La belle Navette », transport de nuit, a été proposée par Lisa et nous a tout de suite enthousiasmés car elle répondait à un besoin exprimé par les habitants de la Belle de Mai confrontés quotidiennement aux problèmes de transport dans leur quartier, en particulier en soirée. Nous avons proposé aux pouvoirs publics une idée « clef en main » qui s’appuie sur le réseau de transport existant : une liaison entre la Belle de Mai (place Cadenat) et le centre ville de Marseille (arrêt tram Longchamp) tous les soirs de la semaine. Cette initiative, lancée en novembre 2011 sur le site de la Belle Navette : http://labellenavette.wordpress.com a récolté ses fruits car après un an de campagne et plus de 1000 signatures récoltées en ligne ou sur papier, une nouvelle ligne de bus de nuit a été créée pour desservir la Friche Belle de Mai au départ du Centre Bourse pour rejoindre le tram à Longchamps en passant sous le tunnel Bénédit. Même si on est loin de notre demande de navette électrique, accessible et à desserte locale, un transport de nuit supplémentaire existe bien aujourd’hui !

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Le Mistralien : Aurais tu une petite anecdote à nous raconter ? Quelque chose d’étonnant, de choquant ou d’amusant que tu as eu l’occasion de voir lors d’une de vos actions ou initiatives citoyennes à la Belle de Mai ?

Anne Pfister : Choquant : un papa qui nous dit, alors que l’on informe ses enfants des séances de cinéma gratuites au Gyptis : « si ils vont au cinéma, je leur casse la tête » !

Etonnant : les élections municipales dans notre secteur qui nous offrent la même équipe municipale mais avec une couleur politique différente !

Amusant : Certains parlent de boboïsation du quartier en voyant s’installer de nouveaux habitants. J’aime préciser qu’il n’y a pas de bobos (bourgeois-bohèmes) dans notre quartier, aussi je les appelle les « probos » car leur pouvoir d’achat en fait plutôt des prolétaires-bohèmes…

Le Mistralien : Beaucoup de gens ne connaissent de la Belle de Mai que son nom, pourrais tu nous en dire plus sur ce quartier ? Quel est son histoire et l’évolution qu’il a connu jusqu’à nos jours ?

Anne Pfister : Personnellement, je m’intéresse plus au devenir de ce quartier qu’à son histoire et je crois à sa valeur et à sa future véritable place dans la ville de Marseille. Vous trouverez quelques renseignements historiques sur le site de la friche de la belle de mai qui, depuis quelques années, a fait un effort visible d’ouverture vers le quartier : http://www.lafriche.org/content/le-quartier-de-la-belle-de-mai

Le Mistralien : En tant qu’habitants du quartier et citoyens engagés les membres de « Brouettes et Compagnie » doivent particulièrement bien connaitre la situation de la Belle de Mai, pourrais tu nous dire de quoi le quartier a-t-il le plus besoin ?

Anne Pfister : Nous pensons qu’il faut miser sur la jeunesse et malheureusement les carences sont énormes dans ce domaine : écoles publiques surchargées, manque de structures péri-scolaires, d’espaces sportifs de proximité, de crèches, d’actions de prévention de la délinquance, de propositions de formations et de réinsertion pour les jeunes sortis du système scolaire…. Certains d’entre nous se sont engagés dans une démarche citoyenne plus politique et vous pouvez trouver les détails de notre diagnostic et de nos propositions pour notre quartier dans le blog : http://citoyensdu3.wordpress.com/, conçu comme un espace de démocratie locale

Le Mistralien : Si la Belle de Mai manque effectivement d’investissement public c’est aussi et avant tout un quartier plein d’énergies, de talents et de ressources auxquelles la plupart de ses habitants sont profondément attachés, pour quelqu’un qui découvre le quartier pour la première fois quels sont les lieux que tu lui conseillerais d’aller voir ? Et deuxième question quelles sont selon toi les meilleures initiatives citoyennes/associatives/évènementielles qui sont nées à la Belle de Mai ces dernières années ?

Anne Pfister : Les lieux à découvrir figurent également dans notre blog à travers lequel nous essayons de mettre en valeur cette richesse. Parmi ceux-ci, citons le restaurant « Rouge Belle de mai », le comptoir de la Victorine et ses nombreuses et dynamiques associations, la « cantine du midi », « l’Embobineuse », « Méta 2 », le théatre des « Bancs publics »…..et bien sur la Friche de la Belle de mai. Le quartier compte également nombre d’artistes et artisans qui méritent le détour. Si mon coup de cœur est pour Sandrine Hennequin, vitrailliste, tant pour son admirable travail que pour sa personnalité, je vous invite à visiter leurs sites respectifs dans le blog des brouettes.

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Parmi les nombreuses initiatives citoyennes ou associatives de ces dernières années, je retiendrai de façon complètement personnelle et subjective : le tunning d’appartement et les meubles en hyper-bouture de l’association « les Pas Perdus », les délices de la cuisine ordinaire de l’association « l’Art de vivre », le travail de la télévision participative du troisième, Préavis de désordre urbain (Redplexus, La Friche), L’attentat écologique de « la bonne étoile » et ses voisins, l’opération « cartable pour le congo »,les soirées astronomie organisées par les profs du collège….en fait, il y en a trop que j’ai trouvé géniales!

Le Mistralien : La Belle de Mai est placée à un emplacement stratégique de la ville, située juste au pied de la Gare St Charles et aux portes d’Euroméditérranée, nul doute qu’à l’avenir de nombreux projets et rénovations urbaines attendent ce quartier. Ma question est la suivante : Selon « Brouettes et Compagnie » comment faire pour prendre le meilleur de ses futurs investissements, je pense principalement au fait de doter le quartier des infrastructures publiques manquantes (par exemple en améliorant les transports en commun ou bien en installant une bibliothèque municipale) et de favoriser la mixité sociale tout en évitant les effets négatifs qui peuvent découler de toutes opérations urbaines de ce type à savoir une gentrification excessive du quartier qui risquerait d’exclure les classes populaires de la Belle de Mai ?

Anne Pfister : Pour moi, et selon d’autres brouettes aussi je pense, la bonne recette pourrait être celle de la reconnaissance de la maitrise d’usage au même niveau que la maitrise d’œuvre et d’ouvrage.

L’expertise du citoyen doit être prise en compte en amont de tout projet urbanistique et tout au long de sa réalisation. Je pense que la belle de mai, historiquement rebelle et communiste, et ses irréductibles habitants sont en capacité de faire entendre leur voix et d’imposer leur participation active dans les futurs projets.

Le Mistralien : La Belle de Mai est un quartier populaire historique de Marseille avec une forte tradition ouvrière, à côté de cette réalité sociologique de nouveaux lieux et types d’activités apparaissent et se développent de plus en plus à la Belle de Mai, je pense par exemple à la Friche de la Belle de Mai qui est un symbole du renouvellement urbain dans le quartier mais aussi à certains projets comme la Caserne du Muy ou le futur village de vacances en cours de construction qui remplacera l’ancienne maternité. Comment faire pour faire cohabiter des profils de personnes et des usages du territoire si différents ? De quelle façon peut on lier des passerelles entre la Belle de Mai « historique » et le « nouveau » quartier qui est en train, lentement mais sûrement, de sortir de terre, comment y associer pleinement les habitants pour que ce changement s’effectue en incluant tout le monde sans laisser personne au bord de la route ?

Anne Pfister : Concernant le projet de village vacances à la maternité, nous contestons l’opportunité de cette décision qui n’a donné lieu à aucune concertation, ni même information en amont. Privatiser cet espace public constitue une confiscation abusive et inadaptée compte tenu des besoins criants en locaux à vocation publique dont manque cruellement le quartier (crèche, écoles, espaces sportifs et péri-scolaires…). La proximité de la Friche pourrait permettre à ces 19500 m2 de devenir un projet exemplaire au bénéfice des habitants et non de futurs touristes.

maternité

Pour le devenir de la caserne du Muy, le projet appelé « Quartier libre, St Charles-Belle de mai », fait actuellement l’objet d’une concertation mené par le cabinet « Respublica » mandaté par la ville de Marseille. Il semblerait que cette démarche innovante à Marseille, souhaite prendre en compte la voix des acteurs locaux et institutionnels afin de faire émerger leurs besoins. Cette consultation commencée en juillet se terminera fin 2014. Voir les détails ici : http://citoyensdu3.wordpress.com/2014/07/02/quartiers-libres/

Nous restons très prudents et revendiquons d’être présents et écoutés tout au long du projet de réaménagement des sept hectares du site des casernes, élargi aux 140 hectares concernés du quartier.

Quant à La Friche de la Belle de mai, elle a réalisé un réel effort d’ouverture sur le quartier avec beaucoup d’activités accessibles et gratuites et poursuit dans cette voie avec, à la rentrée l’ouverture du cinéma de quartier « le Gyptis » qui sera un peu son avant-poste au cœur de la belle de mai.

(J’ai réalisé quelques photomontages évoquant les sujets d’actualité du quartier, à voir dans mon blog : http://fotofatras.wordpress.com/)

Le Mistralien : Comment vois tu l’avenir du quartier de la Belle de Mai et plus largement de l’ensemble du 3ème arrondissement ? Es tu plutôt optimiste ou pessimiste ?

Anne Pfister : Je suis bien sur optimiste, et persuadée sur le devenir de la Belle de mai qui possède toutes les qualités pour réussir une reconversion. Je connais moins les autres secteurs du troisième exceptée la butte St Mauront qui me semble bénéficier d’un énorme potentiel et qui mériterait un projet particulier.

Le Mistralien : Quel est ton avis sur les différents collectifs et initiatives citoyennes qui émergent de plus en plus à Marseille ? Quel rôle penses tu qu’ils ont à jouer dans le débat public Marseillais ?

Anne Pfister : On ne peut plus fermer les yeux sur le pouvoir grandissant des citoyens organisés. Mais cela fait peur à nos élus, alors qu ils devraient y voir une opportunité de travailler autrement, plus efficacement et en évitant du gaspillage de fonds publics. Aux dernières élections municipales, le succès des listes citoyennes au niveau national a été étouffé par les médias : Tout est fait pour que ce phénomène important ne soit pas pris en compte. Aucune comptabilité n’est dressée de ces listes qui sont généralement classées divers droites et divers gauches rendant bien évidemment impossible une vue d’ensemble. Parmi les 40 listes que présentait ou soutenait le Rassemblement citoyen, cinq d’entre elles ont été élues au premier tour dont deux villes de plus de 5.000 habitants. Certaines ont réalisé des scores supérieurs à 10% comme à Pessac (50.000 habitants) et surtout à Angers, 17% ou encore le score remarquable de 22% de la liste de Montpellier au premier tour. Chacun d’entre nous doit travailler à valoriser cette ouverture de la société civile sur le politique, qui constitue sans doute, le début d’une nouvelle démocratie. Marseille a particulièrement besoin de cet autre regard même et peut être surtout, s’il vient de marseillais d’adoption.

Le Mistralien : Selon toi, quels sont les sujets importants pour l’avenir de la Belle de Mai qui devraient ou sont déjà mis en œuvre et qu’il faudrait suivre de prés ?

Anne Pfister : Comme cité plus haut, le projet « Quartiers libres, St Charles-Belle de mai » est à suivre de très près. Mais il faut surtout continuer la lutte pour les urgences du quartier : surpopulation dans les écoles (310 élèves sans affectation à la rentrée), emploi des jeunes, manque de crèches, d’équipements, d’espaces verts….

Il y a également la réhabilitation du comptoir de la Victorine qui attend le démarrage des travaux. Les habitants du quartier sont très vigilants car déjà en 2006, le site avait été menaçé. Le Comptoir Toussaint-Victorine est un lieu pluridisciplinaire situé entre la belle de mai et St Mauront abritant des entreprises, des artisans, des équipes artistiques et des structures socioculturelles. Depuis 2008, date de son rachat par la Ville de Marseille, aucun des travaux d’entretien et de mise aux normes promis n’ont été réalisés, entravant le développement des activités des locataires, privant les habitants du quartier d’un espace culturel et social de proximité, et laissant pourrir les locaux dans le but soupçonné de les vendre à des promoteurs .

Le Mistralien : Qu’avez vous prévu comme projets pour Brouettes et Compagnie en 2014/2015 ?

Anne Pfister : Vous aurez compris que certains d’entre nous vont continuer à militer pour la reconnaissance de la maitrise d’usage. Toutefois, notre motivation principale étant basé sur le plaisir de chacun des membres de « Brouettes et compagnie », nous continuerons à organiser des rencontres conviviales pour créer encore plus de lien social. Les autres projets en cours ont déjà été évoqués plus haut avec des vidéos pour revaloriser le quartier et des créations d’espaces de convivialité et de réappropriation de l’espace public par les habitants.

Le Mistralien : Le mot de la fin que tu souhaites adresser aux lecteurs du Mistralien ?

Anne Pfister : Arrêtez de râler, agissez ! Il faut absolument que les élus sachent que les citoyens sont réveillés et ne les laisseront pas faire n’importe quoi. Soyez acteur de l’amélioration de votre environnement même si ce n’est qu’en disposant une plante sur votre balcon…Chaque petit geste est important. Parlez avec vos voisins, partagez…à plusieurs, on est plus fort, plus créatifs, plus efficace, plus crédible.

Pour suivre l’actualité du collectif Brouettes et Compagnie et découvrir leurs nouvelles initiatives n’hésitez pas à vous rendre sur leur site web : www.brouettesetcompagnie.wordpress.com